« QU’ILS PROCLAMENT LES ÉLOGES DE DIEU, C’EST LA FIERTÉ DE SES FIDÈLES ! »

Il y a 7 ans déjà, les chrétiens-relais de notre ensemble paroissial s’étaient rencontrés, à L’Isle, Aurignac et Boulogne ; je venais d’arriver depuis peu ; vous pouvez retrouver les comptes rendus de ces 3 réunions dans les Angelus n°47 et 49.

Le temps est venu de renouveler ces rencontres ; l’arrivée du P. Laurentiu et le projet d’installer de nouvelles messes les samedis soir dans différents villages en est l’occasion ; vous voulez une messe le samedi soir dans votre village ? Venez défendre votre cause… avec des arguments.

Ce dimanche nous fêtons le baptême de Jésus, qui clôt le temps liturgique de Noël : lundi prochain, retour de la couleur liturgique verte du temps ordinaire de l’Eglise ; lundi prochain, 1ersemaine du temps ordinaire… de la vie… chrétienne.

Et la vie chrétienne, c’est vivre « eucharistiquement », par le don de soi, un don qui ne peut être accompli, épanoui, que si entre l’autre et moi il y a le Tout Autre, Dieu : « Je vous exhorte à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c’est là le culte spirituel à rendre à Dieu ».    Romains 12, 1

En hostie vivante, le lien avec la messe est clair : la vie chrétienne ne se résume pas à vivre et enseigner des valeurs humanistes, elle est ordonnée à l’Eucharistie, Sacrement du Christ : « il est grand le mystère de la foi ! ».

En vérité la mission première du chrétien c’est de témoigner du Christ, et du Christ eucharistique ; mais comment en témoigner sans en vivre, sans aller à la messe ? La messe, c’est le sacrement de la foi écrivait Karl Rahner en 1966 ; pas de foi véritable si on ne va pas à la messe, pas de sportif véritable en restant dans son salon.

La messe, c’est vrai, à vue humaine, par le petit bout de la lorgnette, est un repas de misère ; mais comme l’écrivait Saint Thomas d’Aquin dans l’hymne Lauda Sion Salvatorem, « Le pain des anges est devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin, vrai Pain des enfants à ne pas jeter aux chiens ».

Le pain des enfants de Dieu, en chemin, lucides sur la contingence de la condition humaine, mais une condition humaine qui monte en définitive vers une gloire céleste. Oui, aller à la messe le dimanche n’est pas une activité comme une autre, à contre- courant parce qu’il faut se reconnaître fragile, vulnérable, pauvre, dans un monde qui définit la dignité à la mesure de la force, de la maîtrise, de la richesse.

D’autant plus à contre-courant que la France n’est plus un pays catholique, mais un pays woke ; le wokisme dirige les politiques éducative, sociale, éthique, culturelle ; et dans le monde « merveilleux » du wokisme, on nous parle beaucoup d’identité : « qui suis-je ? … »

Aussi posons-nous la question : qu’est-ce que l’identité catholique ? Frères et sœurs, l’identité catholique c’est l’Église.

Oui, l’Église ; et d’abord comme sacrement ; l’Eglise s’atteste et se reçoit comme sacrement du Salut en Jésus-Christ ; c’est par les sacrements, célébrés et vécus, qu’elle est « dans le Christ en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité du genre humain » (Concile Vatican II, Lumen Gentium §1) ; et la messe est source et sommet de la vie chrétienne ; alors venez !

Ensuite, l’Église comme corps sociologique ; c’est d’ailleurs ainsi qu’ils nous définissent, parce que pour beaucoup de nos contemporains, les sacrements ont perdu en partie de leur mystère et ne gardent que leur mémoire sociale ; eh bien, donnez au denier du culte !

Bonne & Sainte Année 2026 à tous !                              Abbé Porral

Angelus 01.2026