CARÊME – UN CHEMINEMENT VERS ET AVEC LE CHRIST

Mes chers Amis, à l’heure où vous aller lire cet édito, il nous reste un peu plus d’une semaine jusqu’au début de Carême 2026 (le 18 février). Mais, ne craignons pas l’approche de ce temps fort pour notre vie spirituelle.

Les lectures qui nous sont proposés les deux dimanches « ordinaires » que nous avons encore devant nous, et notamment les Evangiles, nous préparent lentement pour ce qui sera « l’effort personnel du carême », c’est à dire cheminer vers le Christ et y le trouver. Mais, comme le dit si bien Saint Augustin, on ne le chercherait pas si on ne l’avait pas déjà trouvé.

L’approche du mercredi des Cendres, et donc du Carême, est souvent mal appréhendée par les chrétiens car le temps du carême est associé à des privations, des sacrifices, des résolutions…, des pratiques qui nous font désirer célébrer au plus vite la célébration de Pâques que quelques efforts à faire pour changer nos attitudes intérieures.

En méditant longuement les évangiles du mercredi des cendres et des dimanches du carême, l’invitation de Jésus est de cheminer vers et avec Lui, dans la joie et la simplicité de notre cœur. Cheminer vers et avec Jésus c’est aussi se laisser porter par son Esprit et « reconfiguré » avec douceur et amour, que ce soit dans le désert, sûr la montagne, boire l’eau vive etc.

Jésus est à la fois celui vers qui nous allons et celui avec qui nous cheminons. Car oui, notre cheminement n’est pas simplement vers Lui mais, encore plus, avec Lui. Jésus est avec nous parce qu’il est la SOURCE qui nous aide à progresser, la source de notre joie, il est la force nécessaire pour nous surpasser malgré les difficultés rencontrées dans notre vie personnelle et spirituelle. Jésus est aussi celui vers qui nous cheminons parce que nous ne finirons jamais de le découvrir.

Dans l’évangile du deuxième dimanche de carême, Pierre, Jacques et Jean sont invités par Jésus pour l’accompagner et monter avec Lui sur la montagne. Alors, en présence de Jésus, les trois disciples « s’élèvent » parce que Jésus est la source de ce qui élève. Ils se mettent à l’écart avec Jésus pour trouver une plus grande intimité intérieure avec lui.

Mais, sans en être pleinement conscients, ils vont vers le Christ, car Jésus se manifeste autrement par le mystère de la transfiguration. Ils découvrent une nouvelle apparence de leur maître parce que Jésus se révèle à eux comme l’aboutissement du cheminement.

En cheminant vers et avec le Christ, il nous fait déjà goûter à la gloire vers laquelle nous nous dirigeons. Transposé dans notre cheminement de carême, cela nous invite à méditer deux aspects : comment rendons-nous présent la joie de cheminer envers et avec le Christ dans notre vie ? Vers quoi voulons-nous que notre vie personnelle et spirituelle nous conduise ?

Le Christ est toujours présent par la prière, le jeûne et l’aumône, par la charité intérieure de notre cœur capable de s’exprimer extérieurement. Le Christ développe sa présence dans notre vie, intérieure et extérieure, lorsque nous vivons pleinement le cheminement de carême, n’essayant pas seulement à satisfaire notre conscience, mais en offrant sans rien attendre en retour.

C’est là où il faut sentir les moments où Jésus désire nous faire boire à la source de la vie. Il désire aussi nous conduire à l’écart sur la montagne, car ce sont les moments où il aspire le plus à nous aider à prier, pour entrer dans une plus grande intimité avec nous et mettre en lumière sa présence mystérieuse.

Mais tout cela n’est possible que si nous désirons profondément à choisir le chemin qui nous conduit à la contemplation du Christ en gloire. Ce n’est peut-être pas notre souci premier, mais cela devrait pourtant s’inscrire dans l’orientation évangélique de notre vie. Nous sommes faits pour demeurer auprès de Dieu, comme l’exprime saint Pierre : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ».

Puisse ce cheminement de carême, vers et avec le Christ, nous donner une plus grande joie. En utilisant les moyens spirituels que nous avons à notre disposition. L’aumône, la prière et le jeûne, nous permettra d’être plus avec Lui et avec nos frères et sœurs autours de nous.

Le cheminement du carême par toute l’exigence que nous y mettons, ne peut être que source de joie et d’une grâce qui rend notre relation à Dieu plus simple et plus joyeuse, Lui qui se révèle à nous dans le secret de notre vie.

Alors, pour terminer cet édito je vous encourage de ne pas voir dans le temps de carême une période de privation des bonnes choses (quoi que…) mais comme un temps offert pour perfectionner notre relation avec le Seigneur et avec tous ceux/celles qui nous entourent. Bon cheminement vers et pendant le carême, à toutes et à tous.

P. Laurentiu UNGURU

 

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